Perçue comme une provocation par les syndicats de médecins libéraux, la nomination du nouveau ministre délégué à la Santé et à la Prévention suscite depuis vendredi dernier de vives réactions. A l’heure où l’Assurance Maladie négocie avec les organisations syndicales la redéfinition des conditions de rémunération des médecins libéraux, le choix de l’exécutif de retenir Frédéric Valletoux à ce poste n’est bien évidemment pas anodin.

Après avoir été à la tête de la Fédération hospitalière de France (FHF) durant plus de dix ans, il porte en 2023, en tant que député, une proposition de loi visant à améliorer l’accès aux soins par l’engagement territorial des professionnels de santé.

Un accès aux soins qui reflète les fractures sociale, territoriale et numérique ne cessant de creuser les inégalités entre les citoyens, tandis que la désertification médicale avance dans les grandes agglomérations comme dans les campagnes. Une situation plus que préoccupante pour l’avenir du pays qui a vu défilé, en moins de deux ans, cinq personnalités à ce poste ministériel !

Pour parer au plus urgent, toutes les mesures sont bonnes pour garantir plus de médecins aux Français, transposition de l’engagement de l’Education nationale de mettre un adulte devant chaque classe surchargée ? Derrière ces « pansements », quid de la formation des professionnels de santé ? de la qualité de vie ? des conditions d’exercice professionnel ? de la rémunération ?

En désaccord, certains généralistes franchissent le pas et décident de se déconventionner pour retrouver du sens à leur métier. Un prix lourd à payer pour notre système de protection sociale et pour les Français, alors qu’ils sont déjà plus d’un quart à renoncer aux consultations, faute de moyens financiers. Avec en prime, la semaine passée, une perte de confiance potentielle après la cyberattaque de deux acteurs majeurs du Tiers-Payant auprès des complémentaires santé…

Si ce phénomène de dé-conventionnement risque de prendre de l’ampleur, il est aussi une arme dans les négociations portant sur la régulation de la liberté d’installation, auxquelles s’ajoutent le retour aux contraintes de garde[1], la régularisation des médecins étrangers et l’interdiction de l’intérim en début de carrière pour les professionnels de santé.

Touchés de plein fouet, les territoires ruraux par l’intermédiaire de l’association de leurs maires préconisent comme axes d’action le développement de la télé-expertise dans le cadre des équipes de soins coordonnées autour du patient ainsi qu’un guichet unique par département pour accompagner et aider l’installation des professionnels de santé.

Le numérique, pour lequel notre cabinet œuvre depuis des années de manière opérationnelle sur le terrain ou au niveau stratégique en participant aux travaux du Ségur du numérique en santé, peut apporter des réponses et des solutions concrètes comme nous l’évoquons dans notre livre blanc consacré au sujet.

Considérant que nous avons, nous aussi, une mission de veille relevant de l’intérêt général, nous n’hésitons jamais à promouvoir le progrès, en vous présentant régulièrement des solutions utilisant l’IA de manière sécurisée et humainement acceptable.

Ce mois-ci, focus sur Hojo solutions qui permet d’améliorer l’envoi à distance d’un bilan fiabilisé à une autorité médicale, par un non professionnel de santé se trouvant dans une situation d’urgence et complètement isolé.

A tous les niveaux, porter assistance nous apparait comme un impératif de société et d’humanité !

 

Didier Ambroise

Associé fondateur Doshas Consulting

 

[1] Pour aller plus loin sur le sujet : https://lesgeneralistes-csmf.fr/2016/02/05/histoire-les-debuts-chaotiques-de-la-permanence-des-soins/

https://www.ifrap.org/etat-et-collectivites/gardes-des-medecins-de-ville-87-des-departements-ont-des-zones-blanches

 

 

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